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Archive for novembre 2011

Selon la formule classique et que j’espère de tous mes vœux en voie d’extinction, « un week-end sur deux », le père divorcé « rend » l’enfant à la mère.

Deux ans d’exercice de cette modalité arriérée et toujours une amertume certaine.

Celle de passer à côté d’une possibilité efficace d’éduquer mon enfant.

La responsabilité parentale s’exerce au quotidien.

Certes on s’aime, s’amuse, et l’on gagne peut être en qualité ce que l’on perd en quantité.

Mais la légitimité sur laquelle reposent les décisions importantes est mise à mal par une absence au quotidien dans un logement commun : le suivi scolaire, la transmission de certaines valeurs, le partage des tâches, etc.

Plus que jamais, je pense que l’enfant de parents divorcés ou séparés devrait avoir deux domiciles légaux.

Un sujet intime qui s’inscrit dans un vraie question sociétale mais qui, c’est le moins que l’on puisse dire, n’intéresse plus beaucoup.

C’est malgré tout ce que j’ai envie d’exprimer ce dimanche soir, au moment où je dois « rendre » « l’enfant », ma fille, à la mère, à sa mère.

Quand je pense que dans quelques années il me faudra probablement à nouveau aider à « couper un cordon » qui aurait pu l’être bien avant…

Quelle ingratitude !

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Fuir ou conquérir ?

« Un ami de plus de trente ans », m’a dit regretter ne pas lire plus souvent mes billets d’humeur ou petits ballons de réflexion. Ces messages personnels qui se perdent dans le « cyber espace » et échouent  parfois dans un « réseau social », tels des bouteilles jetées à la mer. Ceux qu’on retrouve fortuitement lors d’une promenade…

Cet ami aurait préféré que je renonce à la tentation des « aphorismes facebookés » pour me livrer à un exercice d’expression plus sincère et profond.

Être lu pour ce que l’on a à dire, ne serait-ce que par un ami, même unique, n’est-ce pas une des plus belles reconnaissances ?

L’ami vient du passé. Ce qu’il me dit aujourd’hui fait estime à la mémoire de notre enfance. J’entends conserver, entretenir, rendre plus performant ce disque dur affectif originel.

Un colloque singulier hebdomadaire avec une spécialiste de la logique de l’âme m’a permis, après trois deuils quasi simultanés, de prendre conscience du poids des « séances inaugurales » des traumatismes vécus. Une pierre qui rebondit trois fois au bord de l’eau et parvient de l’autre côté du rivage. Les sillons formés par les ricochets peuvent avoir été vécus comme autant de séismes dévastateurs. Cette pierre avait déjà subi l’érosion. La voilà extraite et dépaysée malgré elle, comme instrumentalisée par des évènements qui la dépassent et qu’elle finit par dépasser…

Une nouvelle force vitale en mouvement peut dès lors émerger. S’affirmer librement pour conquérir de nouveaux territoires, sans armes ni trompettes.

Cela n’est possible qu’en acceptant le principe d’évolution de vie. Savoir perdre, non pas en jeu, mais dans un lâcher prise de ce que l’on pense être essentiel.

Pour continuer, autrement.

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